Acheter avec sa LPP : retrait ou nantissement

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En bref

Le 2e pilier finance au maximum la moitié des fonds propres exigés : sur un bien à 1 100 000 CHF, 110 000 CHF peuvent en provenir, 110 000 CHF devant venir d'ailleurs. Le retrait réduit la dette et la prévoyance ; le nantissement préserve la prévoyance et augmente la charge théorique.

Cinq questions et Enzo situe votre projet et chiffre ce qu'il manque pour le rendre finançable.

Votre question à Enzo

Bonjour, je suis Enzo. Acheter avec sa LPP : posez votre question, ou choisissez un point de départ.
Retrait contre nantissement — bien à 1 100 000 CHF, 110 000 CHF de 2e pilier mobilisé
OptionFonds propres apportésDette hypothécaireCharge théorique annuelle
Retrait du 2e pilier220 000 CHF880 000 CHF66 000 CHF
Nantissement du 2e pilier110 000 CHF990 000 CHF71 500 CHF

Charges calculées avec les paramètres du moteur de capacité : intérêts testés à 5 %, amortissement de 1 %, entretien de 1 % de la valeur du bien.

Ce que le retrait retire vraiment

Un retrait anticipé diminue le capital de retraite, mais aussi, dans beaucoup de règlements, les prestations d'invalidité et de décès qui en dépendent. La caisse informe de l'effet exact : c'est le document à demander avant de décider, pas après.

Le retrait est par ailleurs imposé à un taux réduit, séparément du revenu, et cet impôt est remboursable si l'avoir est restitué à la caisse. Le montant dépend du canton de domicile.

Ce que le nantissement change au dossier

Le nantissement laisse l'avoir dans la caisse : la prévoyance reste intacte et l'impôt sur le retrait n'est pas dû. En contrepartie, la dette est plus élevée — 990 000 CHF au lieu de 880 000 CHF sur notre scénario — donc les intérêts testés augmentent et la charge théorique se resserre.

Concrètement, la marge sur le test de 33 % du revenu brut se réduit. Le nantissement est donc l'option à privilégier quand le revenu est confortable, et le retrait celle qui débloque un dossier limite en charge.

Le calcul de charge théorique en détail

L'ordre dans lequel décider

La séquence utile est toujours la même : vérifier la part dure disponible, demander à la caisse le décompte exact de l'avoir mobilisable et l'impact sur les prestations, puis simuler les deux options sur le test de charge. Décider avant d'avoir ces trois éléments revient à choisir à l'aveugle.

Les deux options peuvent aussi se combiner : retirer une partie et nantir le reste. C'est fréquent quand la charge théorique ne passe pas de justesse.

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Questions fréquentes

Quel montant du 2e pilier peut-on utiliser ?

Le 2e pilier ne peut pas remplacer l'épargne dure : sur un bien à 1 100 000 CHF, la part maximale mobilisable est de 110 000 CHF, soit la moitié des 220 000 CHF de fonds propres exigés.

Le retrait du 2e pilier est-il imposé ?

Oui, à un taux réduit et séparément du reste du revenu. L'impôt payé est remboursable si l'avoir est ultérieurement restitué à la caisse. Le barème dépend du canton de domicile.

Peut-on utiliser son 2e pilier pour un bien locatif ?

Non. Le 2e pilier est réservé au logement occupé à titre principal. Un objet destiné à la location ne permet ni retrait ni nantissement à ce titre.

Le nantissement coûte-t-il quelque chose ?

Il ne génère pas d'impôt, mais il augmente la dette donc les intérêts payés pendant toute la durée du prêt, et il resserre la marge sur le test de charge théorique.

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