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En bref
Un refus porte sur la lecture d'un dossier par un établissement, à un instant donné. Trois causes dominent : charge théorique dépassée, revenu partiellement écarté, fonds propres insuffisants ou mal constitués. Chacune appelle une réponse différente, et une seule d'entre elles est vraiment bloquante.
Trois questions et Enzo chiffre votre capacité d'achat et le revenu qu'elle exige.
| Cause du refus | Ce que le prêteur a constaté | Ce qui reste ouvert |
|---|---|---|
| Charge théorique dépassée | Charge au-delà de 33 % du revenu brut | Baisser le prix visé, augmenter les fonds propres pour supprimer l'amortissement, ajouter un second emprunteur |
| Revenu partiellement écarté | Part variable, contrat à durée déterminée, activité indépendante récente | Faire relire les comptes, présenter le dossier à un établissement dont la politique diffère |
| Fonds propres insuffisants | Apport en dessous de 20 % de la valeur du bien | Reconstituer l'apport et replanifier le calendrier du projet |
| Nature des fonds propres | Part de fonds propres durs jugée trop faible | Revoir la composition de l'apport avant de redéposer une demande |
Grille de lecture MeetEnzo établie à partir des paramètres du moteur de capacité. Les politiques internes des prêteurs ne sont pas publiées et ne figurent pas dans nos bases.
Le test se fait à 5 % alors que les taux fixes 10 ans du marché relevés le 10 mars 2026 vont de 1,44 % à 2,05 %. Beaucoup de dossiers refusés paieraient sans difficulté la mensualité réelle : c'est l'hypothèse de taux qui les recale, pas leur budget.
Sur un bien à 800 000 CHF et un revenu de 150 000 CHF, la charge théorique ressort à 48 000 CHF par an, soit 32,0 % du revenu, quand les intérêts réellement dus au taux médian de 1,61 % s'élèvent à 10 336 CHF.
Un courtier ou un conseiller indépendant ne change pas la règle de charge théorique : personne ne la contourne. Ce qu'il change, c'est le choix de l'établissement, la présentation du revenu et la structure du financement — nantissement, répartition entre les rangs, durée d'amortissement.
Il évite aussi l'erreur la plus coûteuse : multiplier les demandes après un premier refus. Chaque dossier déposé laisse une trace, et une série de refus rend le suivant plus difficile.
Avant de redéposer une demande, faire relire le dossier par quelqu'un qui connaît la politique des différents prêteurs coûte un rendez-vous et évite souvent plusieurs mois de perdus.
Revoir les règles de capacité financièreIl n'y a pas de délai imposé, mais redéposer sans avoir corrigé la cause du refus produit le même résultat. C'est le contenu du dossier qui doit changer, pas le calendrier.
Les demandes de crédit laissent des traces auprès des centrales de renseignement et entre établissements d'un même groupe. Multiplier les dépôts en parallèle dessert le dossier.
Les conditions diffèrent, pas la règle de charge théorique. Sur le relevé du 10 mars 2026, les prêteurs institutionnels affichent des taux fixes 10 ans à partir de 1,44 %, mais leurs critères d'entrée en matière leur sont propres.
Non, et une promesse de résultat doit alerter. Ce qu'un intermédiaire apporte, c'est la connaissance des politiques de chaque établissement et le fait de présenter le dossier là où il a une chance d'aboutir.
Capacité financière : le guide
Les règles réelles des prêteurs suisses et le calcul de charge théorique complet.
La charge théorique en détail
Les trois postes du calcul, ligne par ligne, et ce qu'ils excluent.
Indépendant : se faire financer
Le revenu retenu, les exercices demandés, ce qui bloque un dossier.